6 janvier 2007

Environnement et psyché

Jung a toujours vécu proche de la nature : dans sa petite enfance aux bords des chutes du Rhin à Laufen, puis en bordure du lac de Zurich où il passa la plus grande partie de sa vie. Il construisit même une "tour refuge", à 30km de son domicile, à Bollingen. Quelques années plus tard, Marie-Louise von Franz, l’une des ses plus proches collaboratrices, édifia une tour carrée à une distance de 3 km de celle de Jung, sur les hauteurs du même village.

Hans Carol, géographe suisse, interrogea C.G. Jung le 8 février 1950 :
"Nous avons besoin de nourriture pour notre psyché. Nous ne pouvons la trouver dans les lotissements urbains sans un carré d’herbe ou un arbre en fleurs. Nous avons besoin d’être reliés à la nature. Je ne suis qu’un modeste cultivateur, mais je trouve un grand plaisir à récolter mes propres pommes de terre. On a tendance à chercher le royaume des cieux dans le monde extérieur plutôt que dans notre âme propre"
C.G. Jung parle p161

Notre inconscient "ne s’y retrouve pas" dans l’univers artificiel, aseptisé - à base de béton, de métal et de verre - qui compose nos cités. Dans la plupart des pays occidentaux, les programmes d’aménagement des espaces de vie ne tiennent pas compte des besoins de l’âme. Seul le bien être matériel est pris en compte ! Peu à peu l’espace se divise en zones urbanisées à forte densité de population et en vastes territoires désertés.

Où et comment trouver un juste équilibre ?