Anima et animus

L’homme possède une partie inconsciente féminine, nommée par Jung anima, de même pour la femme les traits du sexe opposé se retrouvent combinés dans l’animus.
L’anima
L’anima est pour Jung l’image intérieure que l’homme porte en lui de tout le féminin (mère, fille, sœur, bien-aimée, épouse). Elle est primitivement un dérivé de l’image de la mère, qui est la première femme rencontrée par lui. Les traits de caractère de cette figure correspondent aux propriétés que possède le côté féminin d’un homme, au style de sa destinée vitale inconsciente (1).
L’animus
L’anima a pour homologue chez la femme l’animus, dérivé de l’image paternelle. Il s’exprime négativement sous forme de préjugés, d’opinions arrêtées, de schémas spirituels traditionnels, de brutalité ou autres formes de masculinité défectueuse ; positivement il se traduit par l’élément spirituel, la créativité et la fermeté de caractère (2).
Lorsque qu’un homme et une femme se rencontrent, quatre personnes sont présentes: le moi de l’homme, son anima, le moi de la femme, son animus. Les relations entre les différents protagonistes passent par plusieurs étapes :
Une première relation s’installe, elle est basée sur une identification inconsciente. L’homme retrouve les caractéristiques de son anima qu’il projette sur sa bien aimée, et réciproquement pour la femme. On parle ici de coup de foudre, d’amour fou. Cette situation permet et facilite la rencontre avec l’autre. Elle peut se poursuivre longtemps mais aussi dégénérer très rapidement.
Au bout d’un temps plus ou moins long, l’homme et la femme sont pris par de l’animosité et les premiers échanges venimeux voient le jour. L’homme découvre des traits de sa partenaire qui ne correspondent pas à son anima, la femme voit sous un jour différent cet homme qu’elle a couvert de mille vertus. Dans le meilleur des cas, par le mécanisme du retrait des projections, chacun récupère une partie des éléments qui lui sont propres, ainsi la relation peut continuer sur de nouvelles bases.
Lorsque l’homme vit en harmonie avec son anima, il devient plus créatif, le féminin en lui peut s’exprimer, un nouvel équilibre voit le jour. Il en est de même pour la femme lorsqu’elle intègre l’animus.
Dans l’alchimie l’anima et l’animus sont représentés par le soleil et la lune, dans les contes par le roi et la reine. Au quotidien, nos rêves nous mettent en contact avec des rois et des reines, sous les traits d’acteurs de cinéma, d’hommes politiques, de personnalités du show business, d’explorateurs…
C.G. Jung et la voie des profondeurs - La découverte du sens dans le processus d’individuation – Marie Louise von Franz (1) p185 (2) p193
1 commentaires:
Bonjour, bonsoir,
que ce blog est donc beau et son contenu remarquable; il fallait que cela fut dit, amen.
J'amateurise le Jung benoîtement ce qui me vaut l'étrange privilège d'en concevoir des avis et les doutes concomitants; un partout et le monde est monde.
Anima et animus ont donné lieu à une floppée de desciptions qui confirment bien leur qualité de fourre tout, un bleu , un rose.
Il m'a semblé lire, Dieu sait tout peut être où, que ces deux mots, idées, concepts, choses, pourraient aussi(en même temps)représenter le terrain d'expression des ébats conscient/inconscient. Et c'est là que le privilège sus dit s'active:
cette proposition me semble à la fois identique aux idées d'anima/animus les plus répandues et à la fois ne l'être pas.
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